La facturation électronique en Cuma : le B.A.BA, épisode 1
On entend beaucoup parler de la facturation électronique, mais concrètement, qu’est-ce que c’est ?
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L'herbe ne repousse pas de la même manière, dans une prairie temporaire, si l'on a épandu du lisier avec une buse-palette, un pendillard ou une rampe à patins. L'expérimentation menée dans val'OR a permis de mesurer ces différences.
Optimiser l’efficacité de l’azote organique tout en préservant la qualité du fourrage est un défi majeur pour les élevages. Dans le cadre du programme Val’Or, nous avons conduit un essai en conditions réelles sur l’exploitation du lycée de Fonlabour à Albi (81).
L’objectif : comparer l’impact du système d’épandage sur la repousse et la valeur alimentaire de l’herbe.
L’essai a été mené au printemps 2025 sur une prairie temporaire de Ray-grass anglais (exploitation du lycée agricole d’Albi). Nous avons appliqué un lisier bovin d’une teneur en azote total de 3.5 kg /t à une dose de 50 m³/ha selon trois modalités :
Un suivi rigoureux a été assuré :


10 minutes après épandage, les mesures d’ammoniac dans l’air ont montré des écarts flagrants.
La buse palette laisse volatiliser deux fois plus d’ammoniac que la rampe à pendillard et trois fois plus que la rampe à patins.
De l’ammoniac volatilisé c’est un dégradation de la qualité de l’air car c’est un gaz précurseur de particules fines, mais c’est aussi moins d’azote apporté au sol !
Les chiffres de stock d’herbe à 18 jours lors de la mise en pâturage (stade déprimage) parlent d’eux-mêmes :
Les zones pendillard et rampe à patins produisent donc rapidement et permettent d’avoir un stock plus important que la zone buse palette au déprimage.
Lors de la 1ère fauche (ensilage) le pendillard et patins offrent encore un stock de MS plus important malgré le fait que ces deux zones ont été plus pâturées que la zone buse palette.
Sur l’ensemble du printemps, le pendillard affiche le meilleur rendement total avec un gain de 8 % de matière sèche par rapport à la buse.

La technique d’application joue un rôle clé dans le redémarrage physiologique de la plante :

Les analyses (IR) effectuées lors de la deuxième fauche (foin) montrent que le mode d’épandage influence directement la composition du fourrage.
L’herbe issue de la rampe à patins se distingue par sa richesse énergétique et sa digestibilité. À l’inverse, le fourrage « buse palette » est le moins riche en azote et le moins digestible, pénalisé par le retard physiologique pris lors de la première phase de croissance.
Un fait notable est ressorti de nos analyses de lisier : la tonne utilisée pour la rampe à patins contenait un lisier accidentellement moins concentré en azote (145 U/ha contre 240 U/ha pour la buse).
Si l’on ramène la biomasse produite à l’unité d’azote minéral réellement apportée, la rampe à patins affiche une efficience record de 140 kg MS/unité d’N, contre environ 75 kg MS pour les deux autres systèmes.
Buse palette

Rampe pendillard

Rampe à patins

Ces essais montrent également l’importance de la préparation du lisier : malgré un mélange au préalable, nous avons eu une forte hétérogénéité du lisier épandu, ce qui, ici, a pénalisé les résultats de la rampe à patins, même si rapporté à l’unité d’azote on voit bien l’efficacité et la performance de ce système d’épandage.
On a fait les calculs sur la base de notre lisier à 3.5 kg N/t soit 170 kg N/ha épandu.
40% de l’azote total est de l’azote ammoniacal soit 68 kg NH3/ha.
Buse palette
Rampe pendillard
Rampe à patins

Ces essais ont été menés dans le cadre du projet val’OR, piloté par la FR Cuma Ouest, visant à mieux valoriser les engrais organiques sur les exploitations, avec la Fédération Départementale du Tarn.
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