VIVALDY : explorer le rôle du collectif dans la réduction des phytos
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Et si les coopérations entre agriculteurs étaient aussi un levier pour réduire l'utilisation des produits phytosanitaires ?
Les Cuma sont bien connues pour permettre aux agriculteurs de partager du matériel. Mais elles sont aussi des espaces d’échanges, d’expérimentation et de coopération, où peuvent émerger de nouvelles façons de travailler ensemble.
Le projet de recherche 2IDCUMA a permis de mieux comprendre les liens entre la présence des Cuma et l’utilisation des produits phytosanitaires. Les travaux ont notamment mis en évidence une association statistique entre une plus forte densité de Cuma sur un territoire et une moindre utilisation de pesticides (Cornée et al., 2025).
VIVALDY – Valorisation des innovations sociales pour la diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires – s’inscrit dans le prolongement direct de ces recherches. L’objectif est désormais d’explorer plus précisément les formes de coopération développées au sein et autour des Cuma, pour comprendre dans quelle mesure elles peuvent accompagner la réduction des phytosanitaires.
Quand la mutualisation va au-delà du matériel
Assolement en commun, échanges parcellaires, organisation collective du travail, coordination des pratiques agronomiques… Les Cuma développent des formes de coopération qui dépassent parfois largement la mutualisation des équipements.
Ces innovations sociales peuvent permettre de repenser l’organisation des exploitations, de partager les risques liés aux changements de pratiques ou encore de faciliter la mise en œuvre de stratégies agronomiques communes.
- Quels sont réellement leurs effets sur l’utilisation des produits phytosanitaires ?
- Quelles formes de coopération sont les plus favorables à l’évolution des pratiques ?
- Dans quelles conditions peuvent-elles se développer ?
C’est à ces questions que VIVALDY cherchera à répondre, avec une attention particulière aux aires d’alimentation de captages d’eau potable, où la réduction des pollutions liées aux pesticides constitue un enjeu majeur.
Trois ans pour mieux comprendre les innovations collectives
Une première phase permettra de dresser un état des connaissances et de conduire des entretiens exploratoires auprès de collectifs agricoles. Elle sera suivie d’une enquête nationale visant à recenser et caractériser les innovations sociales développées au sein et autour des Cuma.
Les équipes scientifiques analyseront ensuite les liens entre ces formes de coopération et l’utilisation des produits phytosanitaires, avant de partager les enseignements du projet avec le réseau et les acteurs des territoires.
L’objectif est de mieux documenter les contributions possibles des Cuma à la transition agroécologique, tout en identifiant les conditions qui favorisent le développement de ces nouvelles formes d’organisation collective.
Et ça commence maintenant, avec le recrutement d’un ou une stagiaire :
Innovations sociales et réduction des produits phytosanitaires : analyse des pratiques collectives en agriculture
Un partenariat entre le réseau Cuma et la recherche
VIVALDY réunit la FNCuma, l’Université de Rennes et l’Institut Agro Rennes-Angers, dans la continuité du partenariat scientifique engagé avec 2IDCUMA, et s’inscrit dans le cadre de la stratégie Ecophyto 2030.
En associant connaissance du terrain, sciences sociales et expertise agronomique, le projet entend produire des résultats utiles à la recherche, mais aussi aux réflexions du réseau sur l’accompagnement des collectifs agricoles.


Plus d’informations sur le projet

VIVALDY
2026-2029
Comment les innovations collectives peuvent contribuer à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires ?