Une Cuma pour mutualiser les équipements et se diversifier

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Dans un contexte agricole de plus en plus exigeant, la Cuma (Coopérative d'Utilisation de Matériel Agricole) de Bourlens, baptisée "La Céréalière", s'affirme comme une solution essentielle pour les agriculteurs locaux. 

Laurent Cavaille, céréalier et producteur de noisettes, y voit une opportunité de mutualiser les ressources et de se diversifier. Son exploitation de 118 hectares, majoritairement en agriculture biologique, illustre parfaitement l’intérêt de la démarche.

Face à la diversité des cultures dans la région, il est impensable pour un seul exploitant d’acquérir l’ensemble du matériel nécessaire. « On est tellement diversifié ici qu’il faudrait trop de matériel. On ne pourrait pas se permettre d’avoir tout le matériel rien que pour nous, » explique Laurent Cavaille. La Cuma permet d’investir collectivement dans des équipements de pointe, souvent coûteux, mais indispensables.

Pour Laurent Cavaille, les bineuses autoguidées par caméra et l’écimeuse sont des outils précieux, notamment pour la partie biologique de son exploitation. Le partage de ces machines permet non seulement de réduire les coûts, mais aussi d’accéder à des technologies qui améliorent le rendement et respectent l’environnement.

La Cuma est également un lieu d’innovation. L’achat en commun de l’EcoCut, une machine spécialement conçue pour gérer les drageons et l’herbe au pied des arbres, en est un exemple parfait. Cette solution mécanique, qui permet d’économiser du temps et de réduire l’usage de produits chimiques, répond à des défis majeurs comme le manque de main-d’œuvre et les contraintes réglementaires.

Plus qu’une simple mutualisation de machines, la Cuma est un véritable lieu d’échange et de partage d’expériences entre agriculteurs. « La Cuma, c’est un lieu d’échanges avec le garage où l’on se retrouve pour réparer ou on échange aussi. Ça permet de faire naître des projets et d’aller au bout, » souligne M. Cavaille.


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