Traquer les innovations dans les Cuma

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Le conseil “descendant” a du plomb dans l’aile. Qu’il s’agisse de techniques de production ou d’organisations, la recherche et le conseil agricole se penchent de plus en plus aujourd’hui directement sur l’innovation par les agriculteurs.

Les derniers, individuellement ou collectivement, sont aujourd’hui considérés comme l’un des principaux viviers d’innovations.
Les accompagnateurs se mettant davantage en position de détecter, analyser, accompagner et diffuser les résultats de ce qu’ils découvrent dans
d’autres exploitations. Des dynamiques de « traque aux innovations » ont été analysées par Chloé Salembier dans sa thèse, réalisée entre Inrae et
MinesParisTech. Pourquoi cela a-t-il intéressé le groupe de travail ‘Innovation’ du réseau Cuma, devant lequel elle est intervenue ?

REPÉRAGE ET DIFFUSION

Parce que les questions de repérage et de diffusion des nombreuses innovations qui naissent au sein des Cuma y sont jugées comme essentielles: rares sont les endroits où les agriculteurs peuvent se réunir pour faire passer leurs besoins et leurs idées avant tout. Et la tête de réseau doit pouvoir mettre ce dynamisme en avant pour consolider la position des Cuma comme groupes de réflexion.

L’INCONNU DÉSIRABLE


Au cœur du travail de Chloé Salembier, la notion d’« inconnu désirable » (ce qu’on ne connaît pas et qu’on souhaite pour l’avenir de l’agriculture), celui vers lequel va se projeter toute personne qui décide de modifier ses pratiques. C’est la formulation de cet inconnu désirable qui oriente la traque aux innovations vers des pratiques qu’on souhaite découvrir en ferme, pour s’en inspirer; comme par exemple la traque d’outils auto-construits pour gérer le rumex en Agriculture Biologique. En Cuma, s’il faut se mettre d’accord pour investir ou travailler, il faut nécessairement aussi se mettre au diapason sur cet « inconnu désirable».