Retour sur le salon Vini Viti Vici 2025

  • Agriculture de précision
  • Démonstrations / Journée technique
  • Robotique agricole
  • Vie coopérative

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La 3ᵉ édition de Vini Viti Vici, organisée le 17 juillet dans le Tarn, a mis la robotique agricole au devant de la scène ! Parmi les temps forts, la présentation de données d’usage en CUMA, avec un regard lucide sur les atouts et limites des robots viticoles en conditions réelles.

La 3ᵉ édition de Vini Viti Vici a rassemblé le 17 juillet dernier plusieurs centaines de participants autour d’un thème central : la robotique agricole au service de la viticulture. Un événement technique marquant, organisé par l’IFV avec Agri Sud-Ouest Innovation, les Chambres d’agriculture du Tarn et d’Occitanie, RobAgri, le réseau des Digifermes, la FRCUMA Occitanie, Le Mas Numérique Occitanum et le FIRA.

🚜 Des démonstrations en conditions réelles

Tout au long de la journée, les visiteurs ont pu assister à des démonstrations dynamiques de robots et tracteurs viticoles de nouvelle génération : électriques, autonomes, connectés pour la majorité commercialisés.

Des entreprises comme Pellenc Group, Monarch Tractor, Naïo Technologies, VitiBot, Yanmar ou Romax Viti ont présenté leurs solutions, permettant aux professionnels de comparer les technologies, d’échanger directement avec les constructeurs, et de mieux comprendre les usages possibles.


Intervention de Sébastien Jalby – FD CUMA Tarn

👨‍🔬 Retour d’expérience : les robots en CUMA

Parmi les temps forts de la journée, l’intervention de Sébastien Jalby (FD Cuma du Tarn) a permis de partager les premiers retours d’expérience d’utilisation de robots viticoles en CUMA, à partir de deux cas concrets :

  • La CUMA La Vigneronne en Occitanie
  • Une CUMA en Nouvelle-Aquitaine

Chacune a acquis un robot, mais avec des stratégies d’utilisation différentes.

🔧 Deux usages contrastés :

En Occitanie : un usage spécifique, concentré sur le passage d’interceps

En Nouvelle-Aquitaine : un robot utilisé de manière polyvalente pour le travail du sol (décavaillonneuse, disques, lames, griffes, émotteurs, etc.)

✅ Atouts identifiés

Très bonne précision pour l’intercep
Débit de chantier équivalent à celui d’un tracteur
Autonomie suffisante (recharge à 60 % en 3–4 h)
SAV réactif
– Pas d’entretien nécessaire

⚠️ Limites rencontrées

Réparations coûteuses (pièces spécifiques, interventions spécialisées)
Besoin d’un opérateur à proximité pour supervision
Incertitudes sur la fiabilité à long terme et les conditions de renouvellement
Pertes de signal occasionnelles

📌 Ce qu’il faut retenir

L’intérêt économique et technique d’un robot repose largement sur son volume d’utilisation. Deux stratégies sont possibles :

  • le monotâche sur de grandes surfaces,
  • ou une polyvalence qui permet au robot de multiplier les chantiers agricoles au fil de la saison.

👉 Pour plus de détails, consultez le support de présentation de la journée.


Le retour d’expérience de la CUMA La Vigneronne s’inscrit dans le cadre du projet Duravitisol, piloté par l’IFV, tandis que la mise en commun et l’analyse croisée des données des CUMA des deux régions ont été réalisées dans le cadre du PRDAR.

Action financée par les fonds CASDAR (Compte d’affectation spéciale développement agricole et rural) et PRDAR (Programme Régional de Développement Agricole et Rural)

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Rencontre eric lombard Cuma marine Boyer

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