OPTIMATAE : des premiers acquis solides, place au terrain
Publié le
OPTIMATAE franchit une nouvelle étape. Après un premier bloc consacré à la construction d’outils, de diagnostics et de ressources pour mieux accompagner la maîtrise du désherbage mécanique, le projet entre dans une phase plus opérationnelle. Depuis 2025, le bloc 2 est lancé sur le terrain pour tester une première version d'un service d'accompagnement et en préparer le déploiement progressif dans le réseau.
Porté par la FNCuma avec huit fédérations régionales et plusieurs partenaires techniques et scientifiques (Arvalis, IFV, l’ESA d’Angers et le Gerdal), le projet vise à améliorer l’adoption et la maîtrise des matériels de désherbage mécanique, en agissant sur trois leviers complémentaires : le diagnostic des matériels, la mobilisation de ressources utiles et la montée en compétences des utilisateurs comme des accompagnateurs.
Le bloc 1 avait précisément pour objectif de construire ces fondations, avant une phase de déploiement plus large dans le bloc 2.
Des outils testés sur le terrain
Concrètement, le premier bloc a permis de produire 11 trames de diagnostics sur les principaux matériels concernés, en grandes cultures comme en viticulture : bineuse, herse étrille, houe rotative, roto-étrille, écimeuse, rouleau, semoir monograine, semoir céréales, interceps, épampreuse et semoir viticole à couverts végétaux.
Ces trames ont été créées en version papier et numérique, puis testées sur le terrain en 2024. Au total, 162 diagnostics ont été réalisés dans des Cuma pilotes. Ce travail a permis d’ajuster les outils, d’alléger certaines trames et d’identifier les conditions de réussite d’une démarche de diagnostic utile pour les groupes.
Le diagnostic, bien plus qu’un simple état des lieux
Au-delà des outils eux-mêmes, les retours qualitatifs montrent que le diagnostic constitue un vrai point d’entrée pour échanger avec les Cuma sur leurs usages, leurs pratiques, l’organisation des chantiers et les besoins d’accompagnement. Il permet de mieux comprendre les stratégies de désherbage mécanique, de repérer les freins techniques et organisationnels, et d’ouvrir la discussion sur les suites possibles : démonstration, formation, accompagnement technique ou évolution du parc matériel.
Des premiers livrables déjà mobilisables dans le réseau
Le bloc 1 a aussi permis la production de premiers livrables concrets. Un important travail de recensement et de centralisation des ressources existantes a été réalisé, puis réinjecté dans les outils du réseau. Des fiches tutorielles ont également été produites pour l’ensemble des matériels diagnostiqués, en intégrant des repères techniques, des éléments de sécurité, des constats d’usure, des données sur les usages et des bonnes pratiques d’utilisation.
Ces ressources constituent aujourd’hui un premier socle mobilisable pour l’animation, le conseil et la valorisation des acquis du projet.
Le désherbage mécanique, une affaire d’outils… mais pas seulement
Les travaux conduits dans le bloc 1 ont également permis d’aller plus loin dans la compréhension des conditions d’appropriation du désherbage mécanique. Les analyses menées avec les partenaires scientifiques montrent que la maîtrise de ces pratiques ne repose pas uniquement sur le bon réglage d’un outil. Elle dépend aussi fortement de l’organisation du travail, des échanges entre pairs, des ressources disponibles localement et de la qualité des partenariats entre structures d’accompagnement.
Une enquête sur les partenariats régionaux souligne d’ailleurs l’hétérogénéité des dynamiques selon les territoires, mais aussi l’importance des coopérations entre fédérations de Cuma, chambres d’agriculture, réseaux bio, GEDA, CETA ou instituts techniques pour soutenir les agriculteurs dans la durée.
Le bloc 2 est lancé : place au test du SAM DM
C’est dans cette continuité que le bloc 2 a démarré. Son enjeu est désormais de passer d’une phase de construction à une phase de déploiement et de test à plus grande échelle. Le projet est entré dans une nouvelle séquence, avec le développement opérationnel du contenu du service d’accompagnement à la maîtrise du désherbage mécanique.
La phase actuellement engagée repose notamment sur la réalisation de diagnostics pour tester une première version du SAM DM, en conditions réelles, auprès de groupes pilotes. L’objectif est de consolider une offre de service utile, crédible et adaptée aux réalités de terrain, en s’appuyant sur les acquis du bloc 1.
Une dynamique à suivre de près pour le réseau
Pour le réseau, cette nouvelle étape est stratégique. Elle doit permettre de transformer les premiers acquis du projet en solutions concrètes d’accompagnement, utiles aux fédérations et aux Cuma. Elle ouvre aussi une perspective importante : mieux articuler diagnostic, ressources, compétences et partenariats pour proposer un accompagnement plus complet autour du désherbage mécanique, au plus près des besoins des collectifs et des agriculteurs.
Plus d’informations sur le projet

OPTIMATAE
2022-2025
Favoriser l’utilisation d’outils de désherbage mécanique, pour réduire le recours aux produits pharmaceutiques.