« Mains fortes » : un guide pour les agricultrices

  • Administratrice en Cuma
  • Égalité Hommes / Femmes
  • Groupe Femmes en cuma
  • Inclusivité
  • Place des femmes dans l'agriculture

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Comment trouver sa place, faire les bons choix et s’épanouir dans son métier d’agricultrice ? Avec Mains fortes, le groupe AGRICA et Génép Éditions proposent un guide original, nourri des expériences de femmes du monde agricole. Parmi elles, Marine Boyer, présidente de la FNCuma, qui partage son parcours et défend le rôle des Cuma comme levier d’autonomie, de solidarité et d’émancipation.

Un guide écrit à partir de la vraie vie des agricultrices

Elles ​r​eprésentent un quart des actifs agricoles​ en France, et pourtant, au moment de s’installer ou de rejoindre une exploitation, beaucoup ​d’entre elles ​​manquent de repères. Comment choisir son statut ? Concilier travail et vie de famille ? Préserver sa santé ? Prendre confiance en soi, s’affirmer et oser s’engager ?​ C’est pour répondre à ces interrogations qu’A​g​rica imaginé l’ouvrage Mains fortes, le guide des agricultrices, présenté officiellement le 14 octobre 2026 à Paris.

Son originalité ? Faire des expériences vécues par les agricultrices le point de départ des conseils proposés. Salariées, cheffes d’exploitation et femmes engagées dans les organisations agricoles ont partagé leurs réussites, mais aussi leurs doutes, leurs difficultés et les solutions qu’elles ont trouvées.

Mains fortes prend la forme d’un carnet pratique et vivant, très joliment illustré. On peut le parcourir dans l’ordre ou l’ouvrir au gré de ses besoins. De la protection sociale à la santé mentale, de la gestion économique de l’exploitation à l’engagement professionnel, le guide aborde des sujets parfois complexes avec simplicité et sans tabou.

Marine Boyer, un témoignage pour donner envie d’oser

​D​ans cet ouvrage, Marine Boyer​ raconte son cheminement vers la présidence de la FNCuma, les réticences rencontrées lors de sa candidature, ses moments de doute, mais ​é​galement les convictions qui l’ont poussée à s’engager. « Moi, une vision, j’en avais une. Alors j’ai pensé : pourquoi pas moi ? ».

Son témoignage évoque également une réalité bien connue des agricultrices : la difficulté de concilier les responsabilités professionnelles, familiales et les engagements extérieurs. Pour assumer son mandat national tout en continuant à travailler sur son exploitation, Marine Boyer a dû adapter son organisation. L’entraide familiale et le recours à trois salariés en Cuma contribuent à cet équilibre.

Sa contribution ​à l’ouvrage ne s’arrête pas à ce témoignage. Comme les autres intervenantes, elle a relu le guide avant parution, et elle a corrigé elle-même ​c​ertains passages​, notamment ceux consacrés aux institutions agricoles​. Elle a également veillé au volet machinisme, son terrain de prédilection.​ 

Pour Marine Boyer, ce guide a aussi le mérite d’aller au-delà des informations habituellement transmises lors d’un parcours à l’installation. Il permet notamment de découvrir des solutions auxquelles les futures agricultrices ne pensent pas nécessairement.

Marine Boyer, Présidente de la FNCuma, feuillette l’ouvrage Mains fortes

Les Cuma, une solution concrète pour gagner en autonomie

Le guide consacre une page aux Cuma, dans un chapitre intitulé « Partager pour être plus fortes ».

Plutôt que d’investir individuellement dans des machines coûteuses, les agricultrices peuvent accéder à du matériel performant en partageant les investissements et les charges avec d’autres exploitations. Certaines Cuma permettent également de mutualiser de la main-d’œuvre, de déléguer des travaux et de se libérer du temps.​Une Cuma, c’est aussi un lieu de rencontres, d’échanges de pratiques et d’entraide, où chacune peut développer ses compétences, bénéficier de l’expérience des autres et rompre l’isolement.

Faire tomber les préjugés sur les femmes et le machinisme

Cette mise en lumière des Cuma porte aussi un enjeu plus large : encourager les agricultrices à prendre toute leur place dans un univers du machinisme encore trop souvent considéré comme masculin.

Lors de la table ronde organisée pour le lancement du guide, Marine Boyer a souligné la faible représentation des femmes dans les responsabilités au sein des Cuma. En effet, les femmes ne représentent aujourd’hui que 2,7 % des personnes engagées dans la gouvernance au sein du réseau Cuma. 

Pourtant, conduire un tracteur, comprendre le fonctionnement d’un équipement ou participer aux décisions d’investissement sont autant de compétences qui contribuent à l’autonomie des agricultrices. La question de l’adaptation ergonomique du matériel reste également essentielle pour permettre à toutes et tous de travailler dans de bonnes conditions.

L’objectif est donc double : donner aux femmes les moyens de maîtriser leurs outils de travail, mais aussi les encourager à participer aux décisions collectives qui concernent directement leur activité.

© François de Galard
Illustration © François de Galard, extraite de l’ouvrage

S’inspirer des autres pour tracer son propre chemin

​Ce livre ne propose pas de modèle unique de réussite. Il montre ​s​implement qu’il existe autant de façons d’être agricultrice qu​’il y a de parcours et de projets de vie.

En partageant leurs expériences, ces femmes rappellent que l’on peut apprendre, se tromper, demander de l’aide, changer d’organisation ou s’engager pour défendre ses convictions.

Et qu’il n’est pas nécessaire de tout réussir seule.

En pratique

Agrica offre les 500 premiers exemplaires du guide aux agricultrices, sans justificatif ; seuls les frais de port (5,15 €) restent à charge, dans la limite de trois exemplaires par personne. 

La commande se fait sur le site de présentation du guide. N’hésitez pas à commander.

Guide « Mains fortes », Génép Éditions / Agrica

Conception et écriture : Louise Hourcade, Valentin Ehkirch, Joseph Reinhart, Charles Reinhart, Arthur Presse et Manon Regnouf.

Illustré par François de Galard @sasscolorie

Corrigé par Maud Poupa

Direction artistique, iconographie et mise en page par Siloé Levesque et Jeanne Lagrange

Coordination éditoriale par Manon Regnouf


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