Le réseau Cuma répond présent et les agriculteurs et agricultrices viennent nous trouver

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Publié le

Thierry Rondeau cuma

Comment les agriculteurs et les cumistes du Loiret traversent-ils la période économique actuelle ?

Sur le terrain, le Loiret étant très céréalier, l’ambiance agricole du moment est morose. Mais le positionnement du dernier apport d’azote et les pluies du mois de mai ont fait remonter le moral et l’espoir. Il faut dire que les prix ne sont pas là. Et le coût du carburant et des engrais surtout explosent. C’est un effet ciseau catastrophique. Au point que des exploitants envisagent la jachère. Le problème de rentabilité de nos exploitations devient vraiment préoccupant.

Sur quels leviers peut-on compter pour continuer à cultiver ?

Les 70 mm de pluie tombés en mai ont remis certains agriculteurs et adhérents de Cuma à la réflexion. À court terme, la première décision la plus largement répandue semble être de repousser les investissements. En individuel mais aussi en Cuma. C’est un signal fort car l’état d’esprit dans les Cuma du Loiret est de soutenir l’investissement, de renouveler. Et notre département connaît une très bonne activité. Mais là, plusieurs responsables et adhérents attendent de voir la suite de la campagne, des cours et du contexte économique et politique.

Et à moyen, voire à long terme, une stratégie est-elle possible, notamment à l’aide des Cuma ?

La situation se complique partout, même dans la Beauce. Alors oui, de plus en plus de projets de diversification émergent et se concrétisent, jusqu’à faire de la noix ou de l’amande, par exemple. Mais cela demande des fonds. Et le résultat n’est pas forcément pour cette année. Le résultat n’est tout bonnement parfois pas là du tout, comme en pomme de terre, « Ça eût payé », comme on dit. Plus que jamais, il faut donc être entouré et travailler à plusieurs. Et il faut dire que la Cuma est une bonne aide sur certains matériels.

Nombre de projets partent de cercles proches, des voisins, des amis. Ils viennent alors à notre rencontre, notamment pour des matériels spécifiques. Les agriculteurs nous connaissent et le travail est efficace grâce à notre jeune équipe salariée. Nous envisageons même un renfort à la fédération. Mon message est donc clair, notamment vis-à-vis de l’installation. Le réseau Cuma est là, prêt à aider. On est prêt à étudier beaucoup de choses. Car on est plus forts ensemble.