La FRCuma AuRA Lauréate de bronze des Prix Coop Com

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Elle remporte un prix de bronze pour son projet radio Fourrage dans la catégorie " Création de contenus et dispositifs innovants", qui récompense les formats, dispositifs ou campagnes créatives et innovantes.

Le Prix Coop Com, rendez-vous incontournable des communicants des coopératives agricoles, a mis l’innovation à l’honneur lors de son édition 2026. Réunis au sein d’un jury associant professionnels de la communication, des médias, du marketing et représentants du monde agricole et agroalimentaire, les membres du jury ont distingué ce 10 juin à Paris, les dispositifs les plus créatifs et les plus impactants du secteur.

Les Lauréats de cette catégorie sont

Lauréat Or : Eureden pour son podcast « Entrez ! Plat, Dessert » 

Lauréat Argent : AXEREAL pour sess Visites virtuelles d’Axéréal

Lauréat Bronze : Fédération Régionale des CUMA d’Auvergne-Rhône-Alpes pour son projet Radio Fourrages

Retour sur le projet radio Fourrage

Radio Fourrages, c’est un projet multipartenarial, financé par la Fondation Daniel et Nina Carasso, et mené avec la FRCUMA AuRA, TRAME, la FEVEC et le CDA. Son point de départ est assez simple : face aux dérèglements climatiques, aux années de plus en plus aléatoires, et au manque de fourrage, des éleveurs et des éleveuses inventent déjà des solutions. Sur leurs fermes, dans leurs collectifs, dans leurs Cuma.

Leur objectif était de rendre ces innovations visibles. Pas de manière descendante ni avec un discours trop institutionnel, mais en donnant directement la parole aux agriculteurs et aux agricultrices. Parce qu’ils et elles sont les mieux placés pour parler de ce qu’ils font, de leurs réussites, de leurs doutes, de leurs contraintes, et de ce qui les a poussés à changer.

Il existe de nombreuses de ressources sur l’agroécologie mais celles-ci ne sont pas toujours utilisées. Avec Radio Fourrages, les acteurs et actrices du projet ont voulu essayer un autre format : le podcast.

Ce format  est court, facile à écouter, notamment dans le tracteur, dans la voiture, ou pendant un temps de travail. Il permet d’entendre une voix, une ambiance, une manière de parler et transmet quelque chose qu’un document écrit ne transmet pas toujours : l’énergie de la personne, l’ambiance, son environnement, son rapport très concret à son métier.

Réalisation du projet

Les équipes se sont formées avec un professionnel du son. Elles ont appris les bases de la captation, se sont équipées, puis sont allées enregistrer les éleveurs directement sur leurs fermes, dans leur environnement de travail. 

Au total, Radio Fourrages a permis de produire des épisodes courts, de 6 à 8 minutes, autour de sujets très concrets : le pâturage dynamique en petites parcelles, le pâturage en lot unique, les rotations pour sécuriser les stocks fourragers, la production de luzerne, ou encore l’organisation collective autour du fourrage.

Tous les podcats sont à écouter ici

Le podcast, un outil complémentaire

Mais le podcast n’était pas une fin en soi. Il était plutôt une porte d’entrée. Une accroche. L’idée, c’était de donner envie d’aller plus loin.

C’est pour cela que des journées d’échanges ont ensuite été organisées autour des podcasts. Les agriculteurs pouvaient écouter un témoignage, découvrir les pratiques, puis poser leurs questions directement aux éleveurs concernés. Et c’est là que le projet prend tout son sens : le podcast déclenche l’intérêt, et la rencontre permet l’échange, l’appropriation, parfois même l’envie d’expérimenter à son tour.

Ce que nous avons appris avec Radio Fourrages, c’est que les témoignages d’agriculteurs, quand ils sont proposés dans le bon format, peuvent être un vrai levier de changement. Ils donnent envie d’en savoir plus, de poser des questions, de discuter entre pairs. Elle donne de la crédibilité, elle rassure.

Pour Daniel Petitjean, agriculteur membre du Bureau de la FRCuma et participant actif de ce projet, « Ce prix, pour nous, est donc une belle reconnaissance. Il reconnaît un projet, bien sûr, mais aussi une manière de travailler : en partenariat, avec les agriculteurs, avec les salariés du réseau, en croisant communication, animation, agroécologie et terrain.

Il reconnaît aussi la professionnalisation du réseau Cuma, y compris en région. Parce que ce type de projet montre que nous savons produire des contenus de qualité, expérimenter de nouveaux formats, accompagner les collectifs agricoles, et valoriser ce qui se construit déjà dans les territoires.«