Accompagner la diversité des transitions : quelle place pour l’humain ?
Jeunes - Installation - transmission
Projet ATIRHA
Renouvellement des générations
Publié le
Le projet InterOnvar ATIRHA (Accompagner les Transmission-Installations et les Relations Humaines en Agriculture), qui se déroule en 2025 et 2026, a réuni les 6 Onvar partenaires les 9 et 10 juin pour deux journées d’échanges à Paris.
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Un temps en présentiel très riche pour faire avancer le projet, échanger avec l’ensemble des personnes impliquées, commencer à prendre du recul par rapport aux premiers enseignements du projet et envisager une suite possible.
L’équipe projet planifie la phase de production
Une première journée a réuni le 9 juin 2026 l’équipe projet pour réajuster le programme d’action initialement prévu, bien identifier les livrables du projet et s’organiser en conséquence pour « tenir les délais ».
La journée du 10 juin était construite en priorité pour les accompagnateurs et accompagnatrices des 6 ONVAR (Trame en chef de file, LCA, CUMA, RENETA, GAEC et Sociétés, Service de Remplacement).
Après un rappel des ambitions et des étapes réalisées durant le projet, un large temps a permis à chacun de « raconter une belle histoire » relatant l’accompagnement humain qu’il ou elle a pu réaliser dans le cadre du projet ATIRHA.
Sciences dures et sciences molles font bon ménage
Nous avons pu prendre conscience de la richesse et de la diversité des accompagnements réalisés dans des contextes, des cultures et des champs de compétences très variés.
Les collectifs de travail accompagnés présentent des problématiques très « sciences dures », telles que les changements de pratiques de production dans un GIEE animé par une coopérative ou l’adoption de la nouvelle application « myCuma », mais aussi des problématiques relationnelles ou de gouvernance dans des magasins de producteurs, la gestion de situations « dégradées » que doit assumer le Service de Remplacement, les choix d’avenir pour un réseau, ou encore l’organisation d’un collectif de travail ou d’un GAEC. Dans ces derniers cas, les sciences comportementales ou « sciences molles » doivent être mobilisées en priorité.
Dans tous les cas, chaque accompagnateur a pu profiter du projet pour « sortir de sa zone de confort », en étant soutenu par l’équipe projet mais aussi en participant à des groupes d’échanges de pratiques en mode Codev afin de partager une problématique et se « réassurer » sur les idées ou comportements à mobiliser pour y faire face.
Le projet a aussi produit une « Boîte à outils de l’accompagnement humain » qui rassemble les principales ressources de Trame et de Gaec et Sociétés sur le sujet. Chacun, qu’il soit débutant, en maîtrise ou expert, peut y trouver son compte. Ce livrable sera publié dès l’automne prochain.
Déployer l’accompagnement humain : une fusée à trois étages
L’équipe projet s’appuie sur une méthode de déploiement de l’accompagnement humain mise au point et testée dans le cadre du projet. Elle consiste à renseigner des indicateurs de changement à trois niveaux : au sein de l’Onvar (l’organisation), chez la personne qui accompagne et enfin chez le collectif de travail accompagné.
Cela nécessite un peu de rigueur pour tracer ce qui est réalisé à chaque niveau et à chaque étape. Cette méthode permet ensuite de mieux partager son expérience des accompagnements humains et d’en comprendre les points clés afin de mettre en place un processus d’amélioration de sa pratique professionnelle et/ou de son organisation. C’est un peu comme un cycliste qui se filme pour partager sa pratique avec ses pairs, mieux comprendre comment il pédale et réfléchir ensemble à la manière d’améliorer son allure.
L’humain dans les collectifs de travail : cela fait sens, mais il faut le rendre plus visible et plus légitime
Le projet aborde aussi le rôle d’Ambassadeur de l’humain au sein des collectifs de travail. La définition de la « lettre de mission », les critères de repérage des personnes ayant « le profil » ainsi que les modalités de montée en compétences de ces personnes ont été partagés et seront testés auprès du réseau Cuma cet automne.
« Avec le projet ATIRHA, j’ajoute une bulle d’humain dans mes actions d’accompagnement très techniques », a témoigné une participante.
L’accompagnement humain a de beaux jours devant lui
Une dernière séquence a été consacrée aux perspectives des productions du projet ATIRHA. Malgré — ou grâce à — la frustration des participants qui « commencent à peine » à s’imprégner du sujet, à modifier leurs pratiques et à monter en compétences, les partenaires envisagent de concentrer leur énergie sur la démultiplication des acquis et des livrables du projet plutôt que de repartir dans une nouvelle aventure.
« Cultivons d’abord les terres défrichées avec le projet ATIRHA avant d’en explorer de nouvelles ! »
Rendez-vous le 8 décembre à Paris pour le séminaire de fin du projet et le 14 décembre, de 14 h à 15 h 30, en webinaire pour un partage de l’ensemble des enseignements et livrables du projet.
L’aventure humaine et son accompagnement ont de beaux jours devant eux !
Le projet ATIRHA vise à améliorer l’accompagnement des projets de transition des fermes et des collectifs de travail avec qui elles sont en lien (transmission installation et toute forme de changement sur les organisations impactant le facteur humain – départ d’associé, accueil d’un salarié, etc.) en proposant une approche systémique, anthropocentrée des relations humaines et de l’organisation du travail.
Publié le 29 janvier 2025
National
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