Enquête de notoriété : les Cuma s’imposent comme la référence de la mutualisation de matériel agricole et confirment leur place dans l’agriculture de demain
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C’est l’un des principaux enseignements de l’enquête de notoriété 2026(1) menée par la FNCuma. Elle révèle que les Cuma occupent une place centrale dans les moyens de mutualisation du matériel agricole, avec une notoriété très élevée, une image positive et une forte légitimité pour l’avenir. Plébiscité pour leur efficacité économique, le modèle est jugé stratégique pour l’installation des jeunes et les transitions à venir, malgré un manque de visibilité.
Une référence incontestée pour la mutualisation agricole
Le premier enseignement de l’enquête est sans ambiguïté. La notoriété spontanée(2) des Cuma est massive. 96,39 % des répondants citent spontanément les Cuma parmi les structures permettant de mutualiser du matériel agricole, et 69,15 % ne mentionnent aucune autre alternative, plaçant le modèle Cuma comme référence exclusive. À titre de comparaison, la copropriété n’est citée spontanément que par 20,02 % des répondants.
Cette domination se confirme en notoriété assistée(3). 98,12 % des répondants déclarent connaître les Cuma, et 92,43 % les considèrent comme la solution la plus efficace pour mutualiser du matériel agricole. Les autres modèles existent dans les esprits, mais restent nettement derrière.
Un modèle d’abord identifié pour son efficacité économique
Cette reconnaissance repose d’abord sur leur fonction économique. Dans les réponses spontanées, la réduction des coûts arrive en tête des avantages cités (38,1 %), devant la mutualisation et le partage (20,1 %) et la performance ou la modernité du matériel (16,6 %). Les Cuma apparaissent donc d’abord comme un outil pour alléger les charges de mécanisation.
Les Cuma ne sont pas perçues seulement comme un moyen de partager des équipements. Elles sont aussi identifiées comme un cadre collectif capable de soutenir les exploitations, de faciliter les coopérations locales et de répondre à des enjeux très concrets pour les territoires (lire à ce propos l’article sur la place des Cuma dans les communes rurales).
Quelques points critiques et un déficit de visibilité
Pour autant, si le modèle séduit, il reste exigeant à faire vivre collectivement. Le premier frein identifié est la disponibilité et le planning du matériel, cité par 34,28 % des répondants, devant les relations humaines entre membres (28,67 %).
L’enquête pointe enfin un déficit de visibilité. Près de la moitié des sondés (48,22 %) estiment que les Cuma communiquent insuffisamment sur leurs actions.
Un rôle incontournable pour l’avenir de l’agriculture
Enfin, l’enquête montre que les Cuma sont perçues comme un acteur d’avenir. 78,62 % des répondants estiment qu’elles ont un rôle à jouer pour réduire les investissements et les charges des exploitations, et 89,68 % considèrent qu’elles ont un avenir dans le paysage agricole français. Elles sont attendues sur plusieurs fronts : la maîtrise des charges, l’accès à des équipements plus coûteux ou plus innovants, l’installation et le renouvellement des générations, l’organisation collective et le dynamisme des territoires. Au-delà de la mutualisation du matériel, elles sont aussi perçues comme un levier possible pour les transitions économiques, sociales et agroécologiques du monde agricole.
« Les résultats de cette enquête de notoriété 2026 sont un signal fort de la vitalité et de la pertinence du modèle Cuma. Que 96 % des professionnels citent spontanément la Cuma comme la référence du partage de matériel témoigne d’un ancrage profond et d’une confiance qui traverse les générations. Notre modèle est plébiscité pour son efficacité économique, mais il est aussi perçu par près de 90 % des acteurs comme un pilier indispensable pour l’agriculture de demain. C’est important que le collectif soit reconnu comme le levier prioritaire pour réduire les charges des exploitations, tout en restant le premier rempart contre l’isolement et un moteur essentiel pour l’installation de nos jeunes agriculteurs et agricultrices », déclare Marine Boyer, présidente de la FNCuma.